BATMANimé

 

Au commencement il y a Gotham et son ciel rouge sang ,un arangement d’un thème de Danny Elfman une ruelle sombre et poisseuse, une explosion, deux bandits en fuite, les phares de voitures de flic foncant à vive allure deriere eux, le toit d’un immeuble sur lequel ils tentent une fuite, puis il arrive. Massif et hargneux il est assurément, en moins de 30 secondes il maitrise les deux fuyards et , bien qu’étant d’un naturel discret prend la pose sur le toit du gratte ciel tandis qu’un éclair éclaire cette sombre ville et le dessin de chauve souris présent sur son torse..

Si tout cela ne vous dis rien c’est que vous êtes passé à côté de cette grande série qu’est « batman : la série animée » et de son générique formidable d’efficacité et d’ambiance.

Passé ce premier choc un petit carton illustré avec le titre de l’épisode, et un dessin le représentant donne le ton de ce qui va suivre ( dans les versions américaines en tout cas, la France n’ayant eu le droit qu’à une pauvre image immuable d’épisodes en épisode) et l’aventure commence, inoubliable et fabuleuse.

Tout d’abord esthétiquement la série a un style vraiment unique cherchant à s’éloigner du réalisme prôné par certains animés, se rapprochant plus du fantasme à force de jouer avec les ombres et les couleurs. Voir le chevalier noir débarquer tout de noir vêtu, transperçant les criminels de son regard blanc le tout sous le ciel rouge de Gotham est le genre d’image qui provoque un sourire emmerveillé.

La mise en scène propose de très belles surprises assez régulièrement, mais reste un peu convenue, sans doute du fait des limitations technique.

Malgré ses 24 ans l’animation est tout à fait honnête malgré quelques ratés de temps en temps, les imperfections de pellicule nous plongent encore un peu plus dans une ambiance de film noir et seul le format 4:3 imposé rappelle l’age de ce bijou technique.

Seulement voilà, non-contente d’être techniquement (presque) parfaite la série se paie le luxe de nous servir des récits fabuleux. Tout d’abord, elle introduit des nouveaux personnages charismatiques dans une mythologie datant ( à l’époque) d’un demi-siècle comme Harley Quinn, Montoya ou encore Baby Doll et s’il faut bien compter quelques personnages un peu en deçà ( la griffe rouge, le roi des égouts) force est de constater que le casting de petits nouveaux est flamboyant. De plus, certains personnages sont réinventés (Mr Freeze, Robin) afin de leurs donner un coté beaucoup plus humain et c’est grace à cet amour pour tous les personnages et à leur humanisation que la série parvient à etre cohérente. On est ici loin des caricatures en collants qui ont vu le jour dans les séries précédentes. Ici, le moindre ennemi, à l’exception du joker, est aussi victime que coupable, aussi perdu que dément, aussi abjecte que touchant et cette ambiguïté la série ne l’oubliera jamais. Notons aussi pour couronner le tout, le retour sur le devant de la scène de personnages oubliés ou mineur (comme le roi du temps) afin de d’affranchir encore un peu plus du Batman des séries précédente et des films de Burton. Les scénarios sont globalement de très bonne facture alternant entre épisodes sombres et dramatiques (Read My Lips, Heart of Ice) et épisodes plus légers et « cartoon » (The Laughing Fish, Harley & Ivy). Ils ont surtout comme principal qualité d’être à la fois très mature et très accessible pour des jeunes bambins, brassant tour à tour des thèmes fondateur comme la mort, la culpabilité, la justice ou le mensonge.Ce double niveau de lecture permettant d’attirer un public plus âgé ( et donc potentiellement plus au fait des aventures de Batman sur papier), la série multiplie les références aux histoires précédente de notre justicier préféré ou même à ses précédentes apparitions sur écran.

Ainsi dans l’épisode,Beware the Gray Ghost, Adam West,à savoir l’acteur ayant interprété Batman dans la série des années 1960 se retrouve à doubler un acteur has been qui devient le super héros qu’il avait joué étant jeune. Et ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de références que dissimule cette série « pour enfants ».

Restons sur le doublage afin d’évoquer le somptueux doublage original composé entre autres de Kevin Conroy qui utilisera deux voix distinctes pour interpréter Bruce Wayne et Batman, de Bob Hastings ou de Mark Hamill ( Luke Skywalker dans la saga Star Wars) fabuleux en Joker. Notons qu’afin de garder en crédibilité, les dialogues en V.O étaient enregistrés avec tous les acteurs dans la même pièce et non pas enregistrés séparément puis insérés dans la série.

La V.F bien qu’en deçà de sa voisine américaine reste de très bonne facture notamment grâce au très bon boulot de Richard Darbois, doubleur d’Harrison Ford, Bill Murray, mais aussi de buzz l’éclair et du génie d’Aladdin.

Pour finir, la série est le point de départ d’un des projets d’animations les plus ambitieux de ces dernières années : le DC animated Universe (DCAU).

Et je te vois jeune ( ou moins jeune d’ailleurs) internaute te demander « may keske ses ke sa? ». Point d’impatience la réponse arrive.

Le DCAU est est un univers de fiction développé sur différents médias et mettant en scène les super-héros de l’univers DC Comics. Il est parfois surnommé le Diniverse (en référence à l’auteur Paul Dini) ou le Timmverse, en référence à Bruce Timm, principal créateur du DCAU.

Dans cet univers se trouvent des comics, des jeux vidéos et principalement des séries.

Pour simplifier cet univers comprend :

Batman : The Animated Series (1992 – 1995 )

Superman : The Animated Series (1996 – 2000 )

The New Batman Adventures (1997 – 1999 )

Batman Beyond ( 1999 – 2001 ) ou Batman, la relève en Français

Justice League (2001 – 2004 )

Justice League Unlimited (2004 – 2006 ) qui restera la ligue des justiciers en Français

Toutes ces séries utilisent des personnages communs, et/ou font référence à des évènements se déroulant dans les précédentes séries animées.

C’est véritablement une saga titanesque répartie sur une quinzaine d’années qu’a lancée cette série Batman.

Au commencement, il y a Gotham et son ciel rouge sang, a la fin une jubilation d’enfant.

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