Mad VS Wild.

Que ce soit à la fin des années 2000 avec fourmiz/1001 pattes ou quelques années après avec le monde de nemo/gang de requin, les similarités entre Disney et Dreamworks posent régulièrement question quant à la nature du copieur et du copié. Et entre 2005 et 2006 un troisième cas vint se rajouter à la liste avec un duel entre The Wild ( Disney) et Madagascar. L’occasion de confronter les deux films et de déterminer qui est le moins mauvais.

Round 1 : L’histoire.

Dans les deux cas, on est face à des animaux anthropomorphes qui s’échappent d’un zoo aussi Américain qu’agréable. La petite subtilité est que, dans Madagascar, les animaux quittent le zoo de leurs pleins gré alors que dans The wild une histoire d’enfant échappé contraint ses congénères à prendre la poudre d’escampette. Après ne nous mentons pas dans les deux cas l’histoire est prévisible et compte très peu de rebondissements.

Verdict : égalité.

Round 2 : l’humour.

Aimez-vous l’hystérie ? Si oui, vous allez adorer ces films où les personnages hurlent au moindre incident. Si non, j’espère que vous aimez les blagues à base de pets et de second degré bien moisi. Ceci mis à part, Madagascar compte sur ses pingouins pour faire sourire petits et grand et force est de constater que ca fonctionne plutôt pas mal, 5 minutes de rire pour une heure 20 d’animaux insupportable… On a vu mieux.
Pour The Wild , mieux vaut être familier avec l’univers Disney ( et plus particulièrement le roi lion) pour comprendre l’humour ultra référencé du film. En revanche, les personnages sont bien plus attachant que chez dreamworks grâce à un serpent proche de celui de Robin des Bois et une love story entre un écureuil et une girafe.

Verdict: The Wild remporte le match de peu en évitant d’imposer des personnages principaux insupportables.

Round 3: L’artistique.

D’un point de vue technique, The Wild domine son opposant en proposant des animations déliés et surtout des fourrures et peaux pas loin d’êtres réalistes. Malheureusement, tout ceci est bien vain puisque la direction artistique est, pour rester poli, vraiment très aléatoire. Si sur les personnages « simples » ( écureuil, serpent) la pâte artistique fonctionne, sur les deux lions ou le koala le constat est bien moine reluisant, la faute aux visages cartoon greffé sur des corps réalistes. Pour Madagascar, le constat est tout autre puisque le film est techniquement à la rue, mais compense ce retard avec une direction artistique très épuré qui fait le travail.

Verdict: égalité.

Round 4: la morale.

Chez Disney, on est face à du classique à base de  » le mensonge ce n’est pas bien » et « tu seras un homme mon fils ». Chez Dreamworks, l’amitié est au centre de tout. En bref, aucun des deux opposants n’aborde de thèmes inédits.

Verdict: égalité.

Résultat:

Au final, on est face à deux films assez mineurs qui n’ont aucune originalité ni ambitions. Il n’empêche que, du côté de chez l’ami Walt, une certaine affection pour les personnages se fait sentir alors que chez les créateurs du pourtant émouvant Dragons, l’insuportabilité de tous les personnages ( sauf les pingouins et les lémuriens) enterre le film au rang de croûte. Plus grave encore, deux suite à Madagascar ont vu le jour et sont catastrophique alors que chez Disney, on a eu la décence de s’arrêter. Alors voilà, The Wild gagne… Mais vous pouvez aussi regarder un vrai bon dessin animé, que ce soit chez Disney ou Dreamworks.

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