Aux origines du labyrinthe.

De chronos au Labyrinthe de pan en passant par Hellboy ou Pacific Rim, pas un seul Guillermo Del Toro ne m’a un jour déçu…Même Mimic et Blade 2, c’est dire si j’aime le bonhomme.
J’étais donc totalement confiant vis-à-vis de l’échine du diable. Le pitch est simple, un petit garçon se retrouve dans une école/orphelinat républicaine pendant la guerre d’Espagne. Il y verra un fantôme d’un enfant disparu et tentera de trouver ce qui lui est arrivé. En sus, il essaiera de se faire une place au milieu des autres.

Tout comme le Labyrinthe de Pan, le film se plaît à mélanger le fantastique pur et l’historique, la plus parfaite synthèse de cette volonté étant une bombe plantée et non explosée au milieu de la cour de l’école. Personnage à part entière de l’œuvre, elle est tour à tour réconfortante, effrayante ou observatrice d’une humanité sur la sellette. Car oui dans l’échine du diable, c’est bien d’humanité dont il est question.

Ici, ce ne sont pas les fantômes qui effraient, mais bien les humains, capables des pires atrocités et prêt à toutes les lâchetés, ils sont bien pires que ce fantôme errant. Ce parti-pris, Del Toro ne le lâchera pas une seule seconde en exploitant un méchant absolument délicieux ( bien qu’un peu caricaturale) qui a perdu son humanité dans ce même orphelinat

L’enfance est aussi traitée avec réalisme et on évite les séquences d’enfants prononçant des phrases d’adulte juste parce que ca rend bien sur un écran. Entre eux, ils jouent, parlent de cul, se provoquent et s’entraident. Les acteurs sont tous convaincants, chacun dans un registre différent et jamais le surjeu ne se fait sentir.
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Crédible, le film l’est aussi visuellement grâce à une mise en scène élégante, des créatures Del Toroiesque ( les fœtus en bocal par exemple) et des plans de toutes beautés sur cette école dévasté. Pour autant un manque de moyens ( ou d’expérience) vient ternir les quelques scènes d’actions du long-métrage.

On suit donc les pérégrinations de notre jeune héros avec un intérêt qui ne faiblis jamais et si le film se précipite peut être un peu trop sur la fin, on ressort de cette heure cinquante avec un sentiment d’accomplissement.

Le seul vrai défaut du long-métrage est le labyrinthe de pan. Les deux films sont en tout point similaires de par leurs histoires d’initiation combinant fantastique, histoire et enfance et force est de constater que le Labyrinthe de Pan reste supérieur à l’échine du diable grâce à un univers plus développé et une émotion plus présente.


Un excellent film qui laisse un arrière-goût de prototype pour une ( encore plus excellente) histoire de labyrinthe et de faune.

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