Docteur Lively & Miss Croft

Blake Lively est belle, Blake Lively est en voiture avec un Mexicain, Blake Lively va à la plage pour faire du surf. Durant le trajet roberto le Mexicain lui dit « oulalah arrête d’être sur ton téléphone et regarde le vrai monde ». Blake Lively lui répond  » oui, tu as raison » puis explique sa vie. Arrivée à la plage, elle regarde des photos sur ledit téléphone et voit sa mère cancéreuse en photo et est tout émue. Elle enfile pourtant une combinaison fort moulante et part à l’assaut des vagues et la PAF un requin la mord et elle se retrouve sur un rochet à attendre de trouver un échappatoire.

Voici le pitch de Instinct de survie. Ça vous a pris deux minutes à lire et à peine plus pour que je l’écrive alors que le film se vautre dans dix minutes d’introductions catastrophique pour nous expliquer tout ceci.

Pour autant instinct de survie mérite vraiment votre attention. Tout d’abord du fait d’une mise en scène très viscérale dans laquelle rien ne nous est épargnée et qui caractérise la peur aquatique merveilleusement bien. La caméra plonge ressort bouillonne au milieu de ces énormes vagues et tous nos sens sont en exergue pour tenter de deviner ou est ce putain de mangeur d’hommes. Si dans les dents de la mer le requin était un danger pour la population entière et le duel entre l’homme et la bête n’apparaissait qu’à la fin, ici le duel est au cœur du récit. Malgré un personnage peu attachant et des ficelles scénaristiques grossières la proposition fonctionne tant le danger parait permanent.

De ce constat, le film offre des scènes d’anthologie comme cette scène de course contre la montre où l’écran de la montre est astucieusement incrusté dans l’écran ou encore une nage dans les méduses qui vous laissera estomaqué.

Une icônes ( Blake Lively héroïne de Gossip Girl) déconstruite puis reconstruite par la violence çà ne vous rappelle pas un jeu vidéo ? Un reboot d’une franchise d’exploration … Toujours pas ? Avec Lara Croft…Non? Il s’agissait du reboot de 2013 de Tomb Raider qui faisait de l’héroïne principale un soufre douleur permanent pour le plus grand plaisir/stress/dégout du joueur. Instinct de survie suit cette voie en nous immergent avec ce personnage torturé par des scénaristes sadique. La filiation ne s’arrête pas ici puisque dans le film comme dans le jeu les a coté de la vie du personnages sont profondément insipide bien qu’on y parle d’une femme qui se fortifie dans la douleur.

Cette parenthèse vidéo ludique mise de côté, que penser du long-métrage de Jaume Collet-Serra? On pourra pester devant les effets spéciaux souvent ratés, une morale niaise à souhait ou des personnages secondaires sans relief, mais ça serait passer à côté d’une merveilleuse série B qui s’assume comme tel. Un croisement entre Saw et les dents de la mer… Tout ce qu’auraient du êtres les suites des dents de la mer en somme.

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