Doctor Strange sans love

Depuis quelques années chez Marvel, chaque film rencontre un succès plus grand que son prédécesseur. De ce fait des héros « mineurs » ont fait leurs apparitions sur nos écrans comme Ant-Man ou Black Panther. Et pour élargir encore un peu plus son champ des possibles, Marvel décida de faire un film sur Doctor Strange avec comme argument commercial Benedict Cumberbatch et des effets visuelles qui feraient passer Jan Kounen pour un mec sobre. Mais qu’en est-il dans la pratique ?
Le pitch de départ est on ne peut plus simple : Stephen Strange, neurochirurgien et gros con de son état survit de justesse à un accident de voiture, mais garde de grave séquelles l’empêchant de retravailler. Ruiné et un peu désespéré il décide d’aller au fin fond du Népal pour y trouver un temple dirigé d’une main de maître par une Tilda Swinton capilairement contrariée. Il y découvrira un nouvel univers plein de magie, et de mondes inconnus ainsi qu’un Mads Mikkelsen aussi ronchon que mal maquillé.
Suivra alors une histoire plus que convenu à base de reconquête de l’être aimé, mort d’obiwan, sacrifice du héro et happy end. C’est donc sans grande surprise que l’on qualifiera l’histoire de « médiocre » ou même de « nul à chier » si vous aimez la finesse de la langue française.

Pour autant tout n’est pas à jeter tant le film est une réussite visuelle. Voir des villes se déconstruire/reconstruire sous nos yeux à quelques choses de fascinant et la 3D est ici parfaitement utilisé et apporte des effets de profondeurs tout simplement renversant. On navigue donc entre des scènes d’actions assez fameuses et des dialogues ( et des blagues) d’une bêtise crasse sans trop savoir ce que le film essaye de faire.

Ni complètement décomplexé, ni trop sérieux, le long-métrage du réalisateur de Sinister à le cul entre deux chaises. Détruit par le fait de n’avoir su choisir son camp le dernier-né des studios Marvel reste malheureusement fort oubliable et ne vaut que pour ces scènes kaléidoscopiques et son après-générique franchement drôle Tout le reste n’est qu’un remake du déjà passable Gran Torino avec tout ce que ça implique comme facilité psychologique et pathos outrancier.

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