Quantum arrive en ville

Si vous avez approché un tant soit peu un ordinateur au début des années 2000 le studio Remedy a peu de chance de vous être inconnu, et ce, grâce à Max Payne. Plongé noir et brutal dans un thriller jouissif d’un point de vue gameplay et histoire, les deux premiers volets de la franchise ( le troisième fut développé par Rockstar) ont su marquer leur époque et les joueurs. Loin de se reposer sur leurs acquis, les talentueux islandais ont pourtant remis leurs héritage en jeu en sortant Alan Wake en 2010. Une nouvelle fois la narration et l’ambiance sont au cœur du projet, mais le gameplay somme toute assez simpliste fera grincer des dents les plus exigeants des joueurs. 6 ans plus tard et après de long mois de teasing le dernier-né du studio arrive enfin et s’appelle Quantum Break.

On y incarne Jack Joyce, protagoniste lambda et sans charisme, qui, après une expérience qui tourne mal se retrouve affublé de pouvoirs lui permettant de contrôler l’espace-temps. De ce postulat somme toute assez simple, émerge un gameplay d’une vivacité incroyable : on court saute, bondit se téléporte, le tout sous un déluge d’effets visuels sympathique. Loin de révolutionner le TPS à base de couverture, le jeu en synthétise pourtant toutes les qualités sans en garder beaucoup de travers. Constamment en mouvement et intense, le jeu offre un plaisir vraiment proche des max payne une fois la manette en main ( le jeu au clavier/souris est possible mais assez mal branlé pour un tps comme celui la).

Pour autant le jeu veut absolument mettre la narration au centre du gameplay et ce grace à deux astuces. Quantum Break est divisé en 5 actes chacun composés de 3 séquences bien distinctes.

La première a été décrite précédemment et est donc axé sur le gameplay pure. La seconde vous met ensuite dans la peau du méchant pour un choix à prendre, choix qui se répercutera ensuite dans le jeu Le vrai intérêt de cette séquence est de renvoyer le joueur à sa notion du choix. Va-t-il faire un choix pour simplifier la traversée du héros ou au contraire se mettre véritablement dans la peau de ce vilain tout vilain en essayant de le comprendre . Les choix sont assez peu intéressant et ont de maigres répercussions, mais ont vraiment le mérite de donner un autre point de vue à une histoire qui en a bien besoin. Pour finir, la troisième séquence d’un acte est une série d’une vingtaine de minutes donnant encore un autre point de vue à la trame principale. Interprété par des tètes connus de l’univers télévisuelle, la série n’en demeure pas moins mal filmée, mal photographiée et surtout horriblement écrite.

Vous l’aurez compris, la qualité narrative de Quantum break est assez désastreuse pour quiconque ne s’y investit pas. Car oui, le joueur avide d’informations complémentaires en aura pour son argent grâce à des documents en tous genres ( films photos, texte) qui éclaireront plusieurs blancs laissés par le scénario. Ces documents arriveront même à émouvoir alors que presque deux heures de série en sont incapables. Fourmillant de détails, l’histoire se développera aussi grâce à des éléments de décors, des graffitis, des ambiances pour quiconque y prêtera attention

Grand jeu malade ou petit jeu sur-gonflé par un budget conséquent, à vous de choisir…Et c’est la toute la beauté de Remedy qui laisse avec Quantum Break le choix au joueur de se faire sa propre histoire. Retiendrez-vous ce moment intense où le monde s’écroule autour de vous ou cette petite note poignante posée au bord d’un bureau ? Pour le savoir empoignez votre manette, chaussez un bon casque et partez pour un voyage de six heures qui ne laissera personne indifférent.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s